NDLR : cette note appartient à la série "Etre plus performant"
Mon propos est simple : vous devez choisir une entreprise dans laquelle vous croyez.
Vous devez vous donner à fond pour votre entreprise. Vous devez croire à 100% dans vos produits et ne pas faire semblant. Si vous n'y croyez pas vous-même, comment convaincre les autres avec honnêteté ?
A l'heure où j'écris ces mots, je travaille pour un groupe d'enseignement supérieur. Une partie de mon métier consiste à faire connaître nos écoles à des jeunes et à les convaincre qu'elles constituent de bons choix. C'est une responsabilité importante. J'ai fait l'EPITA, cette école m'a enseigné énormément de choses et m'a permis d'avoir une carrière et des opportunités dont je suis fier. Elle fait partie du groupe pour lequel je travaille, il m'est donc assez facile d'en faire le marketing.
C'est pareil dans toutes les activités de la vente d'aspirateurs à celle de logiciels.
J'ai déjà entendu des commerciaux dire "Je sais que ce n'est pas idéal mais ce n'est pas moi qui décide de la politique de l'entreprise...", quelle erreur !!! Certains vous diront que vendre des produits qui ne vous intéressent pas représente un exploit et un bon exercice, je vois ça comme un début d'escroquerie. J'insiste perdre du temps à vous battre contre vous-même est une immense perte d'énergie : vous avez autre chose à faire que vous mentir à vous-même en plus des autres !
Bref, je n'irai jamais travailler pour Monsanto, pour une firme du tabac ou pour la NRA. Et vous ?
"Croire, c'est être capable aussi de porter ses doutes." - Romano Guardini, Théologien
"Faith must be enforced by reason. When faith becomes blind it dies." - Mahatma Gandhi, Philosophe indien

Brianna enjoys CSS and Advanced Templates. A lot. Still, truth be told, she would prefer a cup of tea and a good book (or anime) above all else. On occasion she remembers that she has a blog.





Tout à fait d'accord. j'ai travaillé pour une entreprise qui, même si elle me payait bien et si la direction était très gentille avec moi, menait parfois une politique à laquelle je n'adhérais pas. Au début j'ai essayé de m'investir et d'instaurer un dialogue afin de corriger ce qui me semblait être de mauvais choix. Même si en général ces remises en question avaient des résultats positifs sur notre activité, c'est aussi devenue une source de perte de temps et de frustration. Rien n'est pire que de vendre un service en sachant pertinement qu'il pourrait aisément être de meilleur qualité et que le client se fait "avoir". A moins de n'avoir aucun principe je suppose, il n'empêche que souvent la motivation et la bonne volonté en prenait un coup.
Rédigé par : Mike | 15 août 2006 à 02:42
Inshallah!
Il ne faut jamais dire Fontaine je ne boierais pas de ton eau, parce que on ne sait jamais ce que les hasards du destin nous réservent. Et puis après que sera Monansanto ou les firmes du Tabac dans 20 ans et en quoi croierons nous dans 20 ans?
Ce qui est important en effet c'est de croire en ce que l'on fait. Mais de garder son esprit critique tout de même: une entreprise n'est pas une secte. Des choses qui ne vont pas d'un point de vue éthique il y en a forcément il faut garder les yeux ouverts pour régler ces problèmes et ne pas fermer les yeux pour pouvoir croire aveuglément.
Google est exemplaire "don t do evil" tout va bien dans le meilleur des mondes, les employés sont très bien traités, les clients annonceurs aussi, les utilisateurs sont les chéris, les données sont confidentielles. Bref tout va bien, sauf que il y a de la censure qui s'adapte au pays, il y a une fraude au click phénoménale, il y a des différents sur le programme de numérisation des livres avec les éditeurs, il y a des pratiques d'affaires qui sont parfois en dessous de la ceinture. "Do no evil" mais où est la frontière entre le bien et le mal?
Il y a quelques annees il yest sorti un film sur cette question de la foi dans le travail: "Danger travail!" de Pierre Carles. Les personnes interviwées ont travaillé dans les boulots en lesquels elles ne croyaient pas et finalement décident de ne plus travailler de toute leur vie et simplement de vivre de prestations sociales parce que le travail n'est plus une valeur dans laquelle elles croient. Le travail c'est le mal et le bien c'est d'être en dehors du marché de l'emploi. Ces gens là ont appliqué le principe que tu défends mais ils ont trouvé que le moyen le plus simple dans la société française actuelle était de ne plus faire partie de la population active. Parfois croire en l'entreprise est difficile et c'est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre. Sortir du marché du travail est alors le moyen de trouver l'équilibre. Créer et favoriser des entreprises plus éthique peut être une des solutions mais aussi donner des clefs métaphysique. Faire évoluer la société.
Bref, croire c'est important mais il faut une foi éclairée et pas aveugle.
Rédigé par : Joseph | 15 août 2006 à 14:56