Mix 2007 #2: Fight The Black Cat (ep #2)
Episode 2 (Petit coup de pouce du karma contre les chats noirs) :
Bon forcément, j'ai eu beau essayer de me convaincre, on ne me la fait pas à moi et sitôt arrivé dans l'avion, avant même de voir ma place, je me suis jeté sur un stewart en lui expliquant que si je n'avais pas de vidéo, j'apprécierais qu'il me trouve n'importe quel moyen de me brancher à une prise. Evidemment, il me "confirme" que le courant n'est disponible qu'en première classe. Il en parle quand même à son supérieur qui me propose de recharger mon portable toutes les 3h dans le lobby afin que je puisse m'en servir sur la durée. Mouais... Je m'assois donc à la place prévue en me disant que tout n’est pas perdu, j'ai un hublot… Quand j'entends la voix d'un passager derrière moi :
- Excusez-moi, ça ne vous dérangerez pas trop d'échanger votre place avec moi car ma femme a le siège à coté de vous et j’aimerais être à coté d’elle.
- A vrai dire, ça m’arrangerait même parce que je dois vous dire que ce siège n’a pas de vidéo.
- Je m’en fiche, je ne regarde pas de films pendant les vols.
- Avec plaisir alors...
Episode 3 (Le décollage c’est quand papa il pleure) :
Bon, j’avoue que j’ai d’habitude plutôt peur de prendre l’avion mais là, ayant emprunté un Xanax à ma sœur en prévision de ce moment, j’avoue que j’étais plutôt détendu et insouciant jusqu’à ce que je pose les yeux sur ma voisine. Celle-ci semblait ne plus respirer. Je lui ai demandé si ça allait, elle m’a immédiatement répondu : « J’ai peur dans l’avion, pourtant mon mari est technicien chez Air France, ça n’empêche, j’ai peur… ». Elle a passé les 11h de vol, les bras en croix appuyés sur le ventre, le regard dans le vide ou les yeux fortement fermés. Les seuls mouvements qu’elle a fait ont été de regarder les photos de ses proches, comme un dernier adieu, toutes les demi-heures (surtout pendant les turbulences). Sympathique mais un peu stressante quand même.
Episode 4 (11H de cinéma, ça aide à passer le temps) :
Ce qu’il faut savoir pour comprendre le système de vidéo des avions, c’est qu’il s’agit de broadcast. A ce titre, les films sont diffusés à tous les passagers en même temps du coup, il faut chopper le début. Du coup, tout le jeu consiste à calculer l’heure de début de chacun des films projetés en fonction de leur durée indiquée afin de pouvoir prévoir dans quel ordre on pourra en voir le plus…
Du coup, j’ai vu :
- L’incroyable destin de Harold Crick : un film qui rappelle le Truman Show dans lequel le héros se met à entendre la voix d’une narratrice qui raconte sa vie. Pendant ce temps, l’auteur qui pense écrire un roman fictif travaille à la mort de son héros. C’est extrêmement bien servi par le casting (Will Ferell, Emma Thompson, Dustin Hoffman) et très malin, voire émouvant, je vous le conseille.
- Rocky Balboa : on a trop tendance à caricaturer la saga des Rocky en oubliant que le premier avait quand même rapporté 3 oscars à son créateur (Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur et du Meilleur montage en 1977) avec 7 autres nominations (meilleur acteur (Sylvester Stallone), meilleure actrice (Talia Shire), meilleurs seconds rôles (Burgess Meredith & Burt Young), meilleure chanson, meilleur son & meilleur scénario original.) . En voyant ce dernier opus, on comprend pourquoi, Stallone sait écrire et réaliser ! C’est très efficace et prenant grâce au parallèle entre le personnage de Rocky et celui de Stallone (un homme au top avant qu’il devienne vieux et caricatural de lui-même). Cette dimension du héros sur la fin rend le propos assez attachant et lui donne de la profondeur. Beau départ pour le boxeur !
- Casino Royale : bon alors le coté « prequel » de James Bond inscrit dans la continuité déjà à la base, j’adhère pas. Ensuite, James Bond a perdu son flegme, il est devenu brutal, prétentieux, c’est le retour au cinéma de l’homme viril parce que proche du Néanderthal. Soit. Le film commence « soit-disant » à Madagascar. Sauf qu’étant Malgache d’origine, je peux vous dire que tous les habitants de l’ile ne sont pas noirs ébène et que les combats de mangouste avec des cobras y sont rares, vu qu’il n’y pas de serpents venimeux sur place. S’en suit une scène de poursuite extrêmement bien chorégraphiée et très impressionnante visuellement même si 007 ressemble plus à un Yamakasi qu’à un agent de la reine. Ensuite, ça devient n’importe quoi… En gros, le film tourne au placement publicitaire. Les poursuites en voiture sont filmées comme des publicités avec longs passages sur les courbes des véhicules. Les méchants comme les gentils ont tous un téléphone Sony Ericsson (d’ailleurs l’enquête avance exclusivement à cause des SMS que s’envoient les méchants et que Bond peut lire en récupérant les portables). Pire que tout, le film qui est supposé reposer sur une partie poker épique entre 007 et un méchant appelé le chiffre rate l’occasion de faire monter la pression en présentant une séquence dont la tension n’atteint même pas celle des pokers à 8 € que j’organise chez moi avec des copains. Bref, passée la course-poursuite du départ, passez votre chemin.
- The holiday : une bluette avec Cameron Diaz, Kate Winslet, Jude Law et Jack Black. Deux névrosées (une sous working girl et une sous Bridget Jones) échange leur appartement pour fuire leur monde, elles trouvent l'amour mais pas la possibilité de ne pas surjouer des émotions qu'un scénario cousu de fil blanc à du mal à rendre crédibles.
Episode 5 (dans ma vie y en aura eu de la queue) :
Oui bon ce titre n'est pas glorieux mais il fait référence à la campagne AuchanDirect.fr que j'ai vue avant de partir (la photo viet de Google Images).
Alors pourquoi appeler l'épisode 5 comme ça parce qu'en descendant de l'avion à LAX (Los Angeles), nous sommes tombés sur une queue bien plus grande que celle de l'aéroport CDG à Paris. Et là nous avons piétiné 2h30. Après 11h de vol où nous n'avions pas dormi pour arriver calés (il était 19h00 aux US, j'étais debout depuis presque 24h), c'était ####!!!
Et en plus, nous n'avions que 2h pour attraper le vol de Las Vegas donc ON L'A PAS EU. On est arrivé au terminal de la compagnie aérienne qui nous a indiqué qu'il n'y avait pas de vol avant le lendemain 7h30 et qu'étant donné la situation en ce moment, il valait mieux être là à 5h30 du mat pour l'avoir. D'autre part, c'était à Air France de nous trouver un hotel... Mais Air France, à cette heure-là à Los Angelès, ils sont fermés parce que leur "stand" est grand comme mes toilettes. Pareil à la hotline. Du coup, pour l'hotel, nous n'avions plus qu'à nous démerder...
Arrivés aux renseignements de LAX, on nous a donné des numéros d'hotel. Impossible d'avoir plus de renseignements parce qu'à Los Angeles, ce sont des bénévoles qui donnent les renseignements touristiques parce qu'ils aiment leur ville et évidemment à 22H un samedi, les bénévoles...
Donc Jean-Christophe a fini par appeler le Hilon, réserver des chambres par téléphone, donner son numéro de carte de crédit et, au moment de la confirmation, son interlocutrice lui a annoncé que le terminal de réservation des hotels Hilton venait d'entrer en maintenance programmée et qu'elle ne pouvait nous enregistrer... Vous y croyez-vous ? On a été obligé d'allerau Hilton sans savoir si on aurait la chambre !!!
Nous voila donc partis vers le Hilton... Arrivés là-bas, 15 minutes de queue pour arriver au comptoir. Heureusement, il y avait de la place. On a appelé à l'hotel Venitian de Las Vegas pour dire de garder nos chambres qu'on arriverait le lendemain à 9h. La chambre du Hilton était splendide, le lit impeccable, 4h de sommeil plus tard, nous voila partis pour LAX.
Arrivés à l'aéroport, pas de problème tout s'est bien passé jusqu'au Venitian (je passe sur l'arrivée avec survol du désert, j'ai rarement vu quelque chose d'aussi beau mais j'aurais l'occasion revenir là-dessus).
Episode 6 (une dernière contrariété pour la route) :
Une fois à l'hotel à Las Vegas, on nous a expliqué que les chambres étaient réservées mais pas disponibles. Devenant notre étonnement, on nous confirmé que nous avions bien des réservations mais que les chambres n'étaient attribuées qu'à l'arrivée de leurs occupants et là, ben y en avait pas. Après plus de 30h de voyage dont seulement 4h de sommeil, on nous expliqué que les chambres que nous avions payées ne seraient libres que vers 15h. Je vous rassure, en insistant pas trop longtemps, on s'est fait rembourser mais c'est les jambes pleines de lassitude que nous sommes allées visiter Las Vegas... J'en parlerai plus tard.
Merci à jean-Christophe, Frédéric et Didier d'avoir été d'aussi bon compagnons de voyage, on s'est bien marrés, malgré les emmerdes.






Les commentaires récents
Le leader de la rencontre en ligne a lancé une nouvelle campagne il y a quelques mois pour Meetic... Répondre
Merci copain ! :)
On se prend un verre à l'occaz ? ça fait un bail qu'on ne s'est pas vu !
... RépondreAprès LUXE OBLIGE de Jean-Noel KAPFERER et Vincent BASTIEN, DARKETING reçoit Olivier ZARA à l’occasion de la sortie de son livre REUSSIR SA CARRIER... Répondre
Effectivement, tu n'es pas le seul ;-)
http://... Répondre
Fan des Beatles ? Mhuuuum, décidément, il faut qu'on se rencontre.
... Répondre