Hier soir, à l'invitation de ma compagne qui est une fan d'Asimov, j'ai regardé "I, Robot". Autant le dire tout de suite c'est un pop-corn movie qui se tient mais que je n'ai pas aimé. Inspiré d'un classique de la SF, Les Robots, le film ne rend pas hommage à l'auteur dont il s'inspire.
L'idée de départ est pourtant excellente :
Un crime semble avoir été commis par un robot alors qu'il est supposé suivre les 3 lois de la robotique :
- Un robot ne doit pas nuire à un humain ou le laisser sans assistance en cas de danger;
- Un robot doit obéir aux ordres des humains sauf s'ils contreviennent à la première règle;
- Un robot doit protéger son existence tant que cela ne rentre pas en conflit avec les 2 autres règles.
L'accusation est menée par Will Smith, un flic "avec une attitude" qui n'aime pas les robots mais qui va devoir changer de point de vue pour venir au bout de son enquète.
Et là... On se dit que ça pourrait être bien... Et non ! Pour moi, c'est une bousasse intergalactique (merci Olivier Dahan). Ce film c'est la mise en application de toutes les règles commerciales du cinéma américain : un sujet vendeur, un acteur bankable, une jolie fille, un peu d'humour, des effets spéciaux, un scénario qui permet de placer des marques et de l'action... Pas d'âme, un film de commande de studios : pas trop de propos...
Mais surtout on a déjà vu cette histoire ! ATTENTION SPOILER :
| I, Robot |
Qui veut la peau de Roger Rabbit ? |
| Del Spooner est un flic qui bosse dans une ville pleine de robots |
Eddy Valiant est un flic qui bosse dans une ville pleine de toons |
| Il a un gros problème de comportement |
Il a un gros problème de comportement |
| Parce qu'un robot a provoqué un décès qui l'a marqué |
Parce qu'un toons a provoqué un décès qui l'a marqué |
| Depuis il déteste les robots |
Depuis il déteste les toons |
| Mais un robot semble avoir commis un crime |
Mais un toon semble avoir commis un crime |
| Il se rend chez USR Robotics, là où sont fabriqués les robots |
Il se rend à Toonville, là où vivent les toons |
| Il doit enquêter sur le robot et sympathise avec |
Il doit enquêter sur le toon et sympathise avec |
| Le robot est envoyé à la casse |
Le toon est envoyé à la trempette |
| Il finit par ce rendre compte que c'est un autre robot qui pète les plombs |
Il finit par ce rendre compte que c'est un autre toon qui pète les plombs |
| Avec son ami le robot, ils arrêtent le méchant robot |
Avec son ami le toon, ils arrêtent le méchant toon |
Au niveau de l'histoire :
Une nouvelle, tout aussi excellente soit-elle, ne permet pas toujours de faire un long métrage sans perdre de sa substance. Ici on a une base géniale et on en fait un film téléphoné, avec de grosses ficelles bien prévisibles. C'est étonnant parce qu'une partie du scénario a été écrite par l'auteur d'un homme d'exception, très bon film avec russel Crowe. La faille doit venir de l'autre partie issue du scénariste de "Final Fantasy". Comme dans ce film d'animation visuellement impressionnant, on a le droit à un Deus Ex Machina dès que l'histoire stagne. Bref, ça rame. Alors pour que le film soit assez long, on rajoute des blagues potaches dans la bouche du héros, des placements publicitaires (JVC, Converse et Ausi) et beaucoup de scènes d'actions.
Au niveau des effets spéciaux :
Il y a quand même de bonnes choses dans ce film notamment le design des robots par le Français, Patrick Tatopoulos, déjà auteur des magnifiques design de la ville de Dark City.. Malheureusement, il y a aussi tous les plans numériques extérieurs assez mal gaulés avec des lumières peu "raccord" et des détourages parfois approximatifs...
Bref, c'est passable...
L'illustration est issue du génial blog, Pas de week-end pour les cyborgs.
A lire aussi dans le même genre :
Les commentaires récents