Comme certains d'entre vous le savent peut-être, la semaine dernière, ma douce et moi étions à Venise pour le carnaval. Comme vous êtes forcément fans des soirées diapos, voici la version officielle de notre voyage.
Bon d'abord, ce qu'il faut savoir sur Venise, c'est que c'est l'une des plus belles villes du monde. C'est comme ça, c'est décidé, c'est dit, je ne reviendrai pas là-dessus. Partout où l'on regarde, on a l'impression de voir une carte postale. La preuve, malgré la qualité pourrie des photos de l'iPhone et mon incompétence totale en cadrage, j'ai quand même shooté de belles choses que je vous montrerai dans une note future...
Evidemment, pour aller à Venise, faut aimer la flotte. A construire sur des ilots et des pilotis, il ont vite compris qu'il leur fallait serrer les habitations. Du coup, les rues sont extrêmement étroites et les voitures n'y passeront jamais faute de place. C'est donc une immense zone piétonne (à moi le pouvoir !!!) séparée par quelques ponts et dénuée de pas mal de pollution sonore et visuelle : le tout n'ayant pas été déformé par d'immondes panneaux de circulation, c'est resté superbe.
J'insiste : les ruelles ne sont vraiment pas larges, à peine éclairées dans certains endroits et pas du tout droites, un vrai labyrinthe. Donc, mon conseil, munissez-vous d'un plan précis ou d'un GPS sinon vous allez régulièrement vous perdre, emprunter des culs de sac qui mènent au canal et vivre d'autres péripéties du style "Ha mince je suis sur la mauvaise rive du grand canal", "Ha mince je suis sur la mauvaise ile dans la lagune et y a plus de bateaux". La meilleure solution : un hôtel à quelques centaines de mètre de la place Saint-Marc et vous pourrez vous offrir de magnifiques ballades sans complications logistiques.
Bon la c'est le moment où on faisait moins les fiers. Imaginez que comme nous, le premier soir, à peine débarqué de l'avion, vous vous perdiez dans une ville que vous ne connaissez pas. Vous prenez des ruelles sombres, étroites et silencieuses que jamais vous n'oseriez prendre à Paris. Vous n'entendez plus que vos pas. La rue d'après est encore plus sinistre. Et là, au coin de la rue débarquent... "Cours, cours Marianne !" (version légèrement dramatisée de ce qui nous est arrivé le premier soir)
Bon évidemment, une fois notre hôtel trouvé, on a réalisé que ce n'était pas le tueur de Scream qui nous poursuivait. Alors nous aussi, nous avons décidé de participer au carnaval en nous costumant :
A Venise, 60% de la population vit du tourisme, les gens sont donc extrêmement accueillants et sympathiques. Par contre, n'hésitez pas à réserver à l'avance car les prix le sont un peu moins. Un exemple ? 40mn de gondole (le temps minimum) vous coûteront 80 € ! Autant dire que la balade est plus accessible en groupe que, romantiquement, à 2. Heureusement, il y a quand même moyen de goûter à la spécialité fluviale pour pas cher (0,5 €) grâce aux traghetto, des gondoles qui servent de bacs et qui vous feront traverser le canal pour presque rien. Le matin ou dans les heures creuses, vous serez assis comme dans les films. Aux heures de pointe, tout le monde est debout. Attention à ne pas vous tenir au voisin sinon tout le monde y passe !
Un autre exemple de la vie chère (on râle, on râle mais c'était trop bien) : dans la plupart des restos pour touristes (les moins bons donc), on vous facturera 2€50 par couvert avant même d'avoir mangé quoi que ce soit (comme la prise en charge des taxis) et 12% de service en plus des coûts indiqués sur la carte. De manière générale, la nourriture est chère à Venise. Là encore, en cherchant un peu, il y a quand même mieux à faire que les pizzas surgelées de leur équivalent de notre quartier latin parisien. Pour notre part, nous sommes tombés sur un restaurant (tombés grâce au guide du routard) dans une toute petite rue au milieu d'un dédale d'autres ruelles sordides, l'Antica Sacretia, une merveille. Les prix étaient classiques donc pas donnés mais sans abus et sans frais cachés. Par contre, le niveau d'exécution des plats et la variété de la carte nous ont conquis. Au menu, les sempiternelles pizzas faites par l'un des pizzaiolos les plus réputés d'Italie mais surtout, de la vraie nourriture vénitienne, au sens gastronomique, à base de produits de la mer et de charcuterie. Nous nous sommes régalés de coquilles Saint-Jacques aux cèpes, de lottes grillées, de pates à l'encre de Seiche, de Gnocchis et de risottos (vraie spécialité de Venise) tous plus divins les uns que les autres. Pour la reconstitution, le serveur sera joué par l'Italien le plus célèbre, Mario.
Il y aurait des tonnes de choses à dire mais le mieux reste quand même d'y aller. La ville est faite pour les amoureux. Par contre, évitez le fameux pont des soupirs pour vos roucoulades, c'était le pont qui menait les condamnés du tribunal du palais des Doges à la prison de l'autre coté du Canal...
Sinon les dessins, faits dans l'avion (volez de jour à l'aller ou au retour, on survole les Alpes enneigées au milieu de tapis de nuage, c'est splendide), sont évidemment de Marianne.

Brianna enjoys CSS and Advanced Templates. A lot. Still, truth be told, she would prefer a cup of tea and a good book (or anime) above all else. On occasion she remembers that she has a blog.





ca donne trop envie d'y aller :)
bcp plus "sexy" que d'y aller , comme moi, avec ta famille à 11 ans ! déjà dans tout le monde dit I love you, ca m'avait fait envie, mais là, avec ta plume et son crayon, c'est trop tentant !
Rédigé par : d'A | 25 fév 2009 à 17:28
Sympathique voyage !!
Ca donne bien sur envie de tout gouter :-)
Rédigé par : Alex | 25 fév 2009 à 20:15
J'ai également fait le carnaval de Venis, il y a 3 ans. Mais j'étais jeune et insouciante : on y est allé en.... bus ! Ca nous a pris 24 heures parce qu'arrivés en Italie il y avait de la neige et donc de embouteillages monstres...
Puis il a plu tout le samedi, on a été trempés jusqu'aux sous-vêtements...
Mais on en garde quand même un très bon souvenir !
Rédigé par : la Fille du rock | 26 fév 2009 à 14:34