Qu'il soit dit en préambule de cet email que cela fait 11 ans que je collabore avec les équipes de Microsoft, je suis d'ailleurs MVP depuis 2003, je n'ai donc aucune animosité pour la marque, bien au contraire. De la même manière, l'email vient d'un domaine onmicrosoft.com mais je n'ai pas pu en tracer la source réelle de manière sure, il pourrait s'agir de l'email d'un partenaire. (EDIT : On me dit, cf les commentaires, qu'il s'agit effectivement d'un mail de spam d'un partenaire espagnol, ce qui explique pas mal de choses)
Toutefois, mardi 26 juillet, j'ai reçu un email vantant les mérites d'Office 365, par ailleurs une excellente offre. Ce qui est assez remarquable, c'est qu'en un seul email, les émetteurs compilent une bonne liste de tout ce qu'il ne faut pas faire dans une newsletter.
1) D'abord, le titre : "OFFICE 365 révolutionne le concept de services centralisés tels que Exchange, Lync, Sharepoint et introduit pour la première fois le loyer de la suite Microsoft, essayez-le".
Si cela a le mérite d'être complet, on se demande comment les rédacteurs ont fait pour ignorer toutes les études qui expliquent que le taux d'ouverture d'un e-mailing est, en général, inversement proportionnel à la longueur du titre du message.
2) On s'attend alors à avoir un début d'email efficace, genre visuel impactant, qui implique le lecteur, qui lui donne envie de lire le contenu... Je vous montre ce que cela donne sur mon Outlook, sur mon laptop Lenovo (de résolution classique, pas un netbook) dans Outlook 2010, vous conviendrez avec moi qu'on est dans le visuel impliquant :
3) Tant qu'on est dans le design, notons que la largeur de l'email est figée à une longueur qui l'empêchera de s'afficher dans la grande majorité des messageries. (puisqu'on vous dit 600px de large !)
4) Passons maintenant au texte, ho mais ne serait-ce pas un morceau de phrase en espagnol au début de ce paragraphe. Pas toute la phrase hein, juste un morceau. Heureusement, elle est traduite juste en-dessous.
5) Un peu plus bas, l'honneur de l'Espagne est sauf puisque c'est tout un paragraphe non traduit qui apparait dans le fichier.
6) Du coup, pourquoi se priver d'un bon schéma tout en Anglais, titre compris, avec des prix en dollars.
(le schéma est plus long, plus haut mais je l'ai raccourci)
7) Mon point préféré, le moment où on nous propose une "invitation à un procès". Et ben oui, en Anglais, "trial = période de test" mais aussi "trial = procès". Et donc forcément, le travail du traducteur ayant été magnifiquement suivi, on a choisi la deuxième option bien plus efficace pour obtenir la confiance du client.
8) D'ailleurs, ci-dessus, on me demande de cliquer sur des boutons pour tester ces fameuses versions d'essai. Enfin, pas tout à fait celles dont on m'avait parlé puisque là, je me fais proposer des plans "Professional Plus", "E3", "K2" et "E1" dont seuls deux m'ont été présentés. Où sont les E2 (probablement K2) et les E4 (peut-être professional plus) du schéma ?
9) Evidemment, l'email ne contient ni lien vers une page écran, ni lien de désinscription.
Bref, c'en est à se demander s'il y a un pilote dans l'avion. On a vraiment l'impression que le caractère intangible de l'e-mailing en fait une action de masse peu observée, c'est une erreur commune dans les entreprises, dommage que ça en touche une si grande.

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