Décryptage de la crise alimentaire
Si on peut être sérieux 2 minutes, je voudrais évoquer quelques idées perçues durant ce long week-end pendant lequel j'ai pas mal codé et donc pas mal écouté la télévision (vieille habitude d'étudiant acquise lors de pas mal de nuits blanches).
En ce moment, nous entendons parler de la crise alimentaire du fait des émeutes de la faim. Je pense que le monde va mal et notamment parce qu'on manque d'information sur les conséquences de certains décisions. Voici donc une petite contribution qui aidera peut-être à éclairer la situation.
La faim dans le monde n'est pas une idée nouvelle, ce qui est nouveau c'est qu'il y a pénurie de nourriture sur les marchés internationaux ce qui crée une flambée des prix et met la nourriture hors de portée des plus pauvres, y compris des urbains.
Si on en croit les analystes, les raisons sont :
- d'ordre conjoncturel :
- de grosses sécheresses qui ont vidé des greniers du monde comme l'Australie, la Russie ou l'Argentine ;
- l'augmentation du prix de l'énergie qui se répercutent évidemment sur l'agriculture (notamment sur les coûts de production mécaniques mais aussi sur le prix des engrais souvent issus de l'industrie pétrochimique) ;
- un problème de concurrence avec les biocarburants dans certains pays ;
- à celles-ci s'ajoute un facteur de long terme :
- le changement du mode alimentaire des pays émergents qui n'implique pas forcément qu'ils mangent plus de nourriture mais que celle-ci est plus diversifiée donc plus "chère" à produire. Si vous êtes très pauvre, vous mangez un kg de céréale, si vous êtes un peu moins pauvre, vous allez manger moins de céréales et plus de viande. Or produire un kg de poulet demande 5 ou 6 kilos de céréales pour le nourrir. Donc plus il y aura d'être humains accédant à un niveau de vie correct, moins les aliments de base seront disponibles.
Selon l'OMC, le problème vient des pays développés. Si la capacité des pays en voie de développement n'a pas été utilisée à plein, c'est parce que leurs agriculteurs ne peuvent bénéficier des subventions comme le font les agriculteurs ou l'UE avec la PAC ce qui entraine une impossibilité pour les pays pauvres d'entrer sur le marché avec des tarifs concurrentiels.
Or, quelles sont les solutions :
- A très court terme, il suffit de quelques milliards de dollars pour alimenter les pays les plus touchés actuellement ;
- Au niveau de l'OMC, obliger les pays développés du Nord à limiter les subventions pour ouvrir les vannes du Sud qui pourraient réguler la hausse des prix ;
- Au niveau de l'ONU, peut-être un peu d'interventionnisme dans la manière de verser les subventions aux pays en développement afin de s'assurer qu'ils utilisent les fonds pour promouvoir les besoins d'alimentation de leur nations.
J'ai trouvé que l'idée du changement de mode alimentaires des pays émergents était assez intéressante. Pour ma part, je pensais qu'il s'agissait surtout des résultats des changements climatiques et la surpopulation de certains pays, c'est dans les faits plus compliqués que ça.
En tapant ces mots, j'avais écrit émeutes de la fin, j'espère qu'il ne s'agit pas d'un lapsus prémonitoire...









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